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Quelques brèves d’une musicothérapeute

jeudi 28 mai 2020, par Emilie TROMEUR.

En cette deuxième semaine de confinement, Émilie Tromeur-Navaresi nous propose quelques brèves autour d’idées qu’elle développe habituellement avec les équipes soignantes. Elles ne sont que des préconisations faites de constats et d’expériences de « terrain » ainsi que de lectures d’études.

Elle y parle de la musique au sens large : tout ce qui est composé de sons. Aussi bien, les extraits de chansons, la musique instrumentale, les ambiances sonores ou encore vos créations. Il est difficile d’être concis et exhaustif à la fois, ainsi vous pourrez davantage échanger par écrit et/ou de vive voix ensuite avec elle en la contactant directement !



Conseil numéro 1 : chercher les musiques qui VOUS apaisent

En effet, il est important de savoir et de considérer que nous avons tous notre propre réceptivité au sonore. Notre écoute est subjective et elle est fonction de nombreux paramètres : notre personnalité, notre sensibilité, notre culture ou encore notre histoire. De ce fait, nous n’entendons pas et ne percevons pas les sons de la même manière. En d’autres termes, une musique qui apaise/dynamise/agace/... une personne n’aura pas le même impact sur une autre personne.

Il est donc nécessaire de tester VOTRE propre réceptivité et trouver les extraits qui VOUS apaisent.


Conseil numéro 2 : faire SA musique

Faire de la musique rassemble, permet d’être ensemble, de partager. Elle procure également du bonheur physiquement, en libérant des hormones dites du « plaisir ». S’engager, y croire, passer un bon moment sera suffisant pour que cela fonctionne, qu’importe l’esthétique.

Alors, jouez, chantez, avec ou sans support musical associé et profitez de cet instant.


Conseil numéro 3 : éviter la surexposition au sonore

Notre monde sonore est chargé et souvent très/trop sollicitant. Sans même s’en rendre compte, nous sommes souvent exposés : dans les magasins, la voiture, une salle d’attente, notre travail, notre domicile,... et nous ne faisons pas toujours le choix de cette exposition. Écouter de la musique fait « du bien » mais le silence est vital lui aussi.

Ainsi, il faut être en mesure de s’aménager des temps de calme, chaque jour. Une surexposition au sonore peut entraîner des troubles du comportement...


Conseil numéro 4 : trouver de nouvelles ressources musicales

Il existe nos « doudous » sonores, les musiques qui nous rassurent, qui nous apaisent ; celles qui ont marqué notre histoire personnelle de manière positive. Il existe aussi de nombreuses ressources musicales que vous ne connaissez pas encore ou très peu. Il serait peut être le moment de prendre le temps d’ouvrir le champ des possibles en partant à la découverte de nouveaux univers ?

Pour chaque écoute, il semble pertinent de vous poser quelques questions afin d’auto-évaluer votre vécu : Comment suis-je dans « l’ici et maintenant » ? Comment suis-je avant l’écoute ? Pendant l’écoute ? Après l’écoute ? Était-ce un moment agréable ou désagréable ?